Autoconsommation : pourquoi on ne couvre jamais 100 % de sa facture

C’est le malentendu le plus fréquent, et il conduit à des attentes déçues. On dimensionne une installation pour produire autant que l’on consomme sur l’année, et on en conclut que la facture tombera à zéro. Ce n’est pas ce qui se passe.

Le solaire produit quand vous n’êtes pas là

Une installation photovoltaïque produit entre le lever et le coucher du soleil, avec un maximum vers midi. Or un foyer consomme surtout le matin avant de partir, et le soir au retour. Les deux courbes ne se superposent que partiellement.

Sans stockage, la part de production réellement consommée sur place — ce qu’on appelle le taux d’autoconsommation — se situe couramment autour de 35 % pour un logement. Le reste part au réseau.

Les entreprises sont mieux placées

Un atelier, un commerce ou une exploitation agricole consomment en journée, précisément quand le solaire produit. Le taux d’autoconsommation grimpe alors à 60 ou 65 % sans aucun équipement supplémentaire. C’est ce qui rend l’autoconsommation professionnelle plus immédiatement rentable que la résidentielle.

Ce que change une batterie

Le stockage décale une partie de la production vers le soir. Sur un logement, il fait passer le taux d’autoconsommation d’environ 35 % à 65 %. L’économie augmente donc nettement — mais il faut mettre en regard le coût de la batterie et sa durée de vie.

Et le surplus ?

Il est injecté au réseau. Sa valorisation dépend du mécanisme applicable à votre installation et à votre statut. C’est un point à vérifier projet par projet, car il pèse lourdement sur le calcul de rentabilité.

Notre simulateur distingue explicitement l’énergie consommée sur place de celle injectée au réseau, pour éviter cette confusion.

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